Maria Barbero

Si Maria Barbero était un personnage de conte, elle serait la fée sorcière. D’accord, ce personnage n’existe pas, mais il lui irait comme un gant. Douce, espiègle, elle semble au premier abord mettre ses indéniables compétences artistiques au service de la création de belles sculptures classiques magnifiquement exécutées. Voilà le côté fée. Mais la sorcière ricane et vient mettre son grain de sel. L’inspiration se fait subversive et entraîne l’œuvre sur un terrain inattendu où se croisent souvenirs, frustrations, révoltes, délires oniriques. Née en 1958 à Madrid, la précoce Maria Barbero commence à peindre à l’huile à l’âge de douze ans. Elle étudie ensuite en Espagne l’histoire et l’archéologie, puis vient à Paris parfaire ses compétences en arts graphiques à l’Académie Met de Penninghen. A partir de 1990, elle suit l’enseignement de Jorg Hermle sur les techniques de peinture ancienne. Débordant de créativité, Maria Barbero connaîtra un succès international en 2002 avec l’album pour enfants « Stanislas et le grelot » dont elle est l’auteur et l’illustrateur. Mais en 2005, elle commence à créer en trois dimensions. Laine feutrée d’abord, puis pâte de papier combinée à divers matériaux de récupération. Ses premières sculptures inspirées de la figure de la « Mater Dolorosa » , si présente dans la culture espagnole, ont ouvert le chemin d’une figuration irrévérencieuse et rebelle. Maria Barbero, sculpteur nous dit aujourd’hui : « Quand j’ai découvert la pâte de papier, j’étais persuadée de pouvoir exprimer beaucoup de choses avec ce matériau. C’est en le travaillant que j’ai trouvé des possibilités, des textures, des rendus très différents, bien au-delà de ce que j’imaginais »