David Jamin

David Jamin donne un visage à la face sensible de l’être humain. C’est un portraitiste de l’intime. Né en 1970 à Nîmes, son parcours est jalonné de diplômes, médailles et de nombreuses expositions un peu partout en Europe, témoignage de l’intérêt porté à sa peinture par les professionnels de l’art. A sa passion pour le dessin, affirmée depuis l’enfance, il ajoute une parfaite maîtrise de différents outils et techniques qui lui permettent, en passant de l’huile au fusain, de l’aquarelle au pastel, d’être tout au service de la force de l’émotion, avec une élégance qui lui est propre. Une élégance qui a tant touché le philosophe Daniel Salvatore Schiffer qu’il lui a consacré ces lignes dans son livre le « Manifeste Dandy » , dont la couverture présente une œuvre de David Jamin, aux éditions François Bourin (P.186) : « (…) David Jamin, c’est le peintre, par excellence, de l’ « introportrait » dandy, comme il se plaît à qualifier ses portraits de jeunes esthètes où l’intériorité de l’être profond semble émerger, à très sensible mais intense fleur de peau, de cette extériorité de l’attitude apparente. C’est l’invisible dans le visible, pour paraphraser un célèbre titre de ce grand phénoménologue qu’était Maurice Merleau-Ponty ! Mieux : c’est cela, très exactement, cet « extérieur » qui exprime l’ « intérieur » et cette « forme » qui « révèle » , ainsi que l’a énoncé Oscar Wilde, plus haut, dans son De profondis. » Voilà ce que dit le philosophe. Ce qui est certain, c’est que David Jamin peint des êtres d’une beauté hors du temps, des âmes vibrantes dont le chant consolateur vient caresser nos sens, en un mot, des portraits inoubliables.

Vidéo de l'exposition David Jamin à Ze Art Galerie - Dinard